lundi 11 mai 2015

Nouvelles expositions à la Fabuloserie

Deux nouvelles expositions ouvrent leurs portes à la Fabuloserie, à Dicy-sur-Yonne, le 30 mai 2015. La première rend hommage à Caroline Bourbonnais. Décédée l'été dernier, cette grande figure du monde des collectionneurs d'œuvres apparentées à l'art brut a fait de la Fabuloserie un des hauts lieux de ce que son époux, Alain Bourbonnais, nommait l'art hors-les-normes. Pendant près de trente ans, Caroline Bourbonnais a dirigé ce lieu, acquis des œuvres et défendu le travail de bon nombre d'artistes. Tous les membres du Crab se souviennent de son chaleureux accueil, en 2011 lors de deux journées d'étude qui avaient eu lieu à la Fabuloserie. C'est d'ailleurs Déborah Couette, membre du collectif, qui organise cette exposition avec la famille Bourbonnais. La seconde exposition est une rétrospective de l'œuvre de Francis Marshall, artiste défendu par les Bourbonnais dès l'ouverture de  l'Atelier Jacob en 1972.

Vue de l'exposition Des jardins imaginaires au jardin habité,
des créateurs au fil des saisons. Hommage à Caroline Bourbonnais

samedi 2 mai 2015

Esquizometro, una poética que descongela (colloque à Mexico les 8 et 9 mai)

Les vendredi 8 et samedi 9 mai prochain, Baptiste Brun (membre du CRAB) et Yan Pélissier (psychanalyste, membre de l'Ecole lacanienne de psychanalyse) seront à Mexico ciudad pour continuer un travail engagé lors du séminaire du CRAB en mars 2013, à l'Institut national d'histoire de l'art à Paris. Des schizomètres de Marco Decorpeliada, une fiction engageant l'art brut montrée pour la première fois en 2010 à la Maison rouge à Paris, seront exposés au Centro cultural Elena Garro. A cette occasion, la présentation du travail de Marco D. se fera selon deux approches complémentaires. Yan Pélissier interrogera les enjeux propres aux schizomètres pour une critique de la psychopathologie. A partir de l’œuvre de Marco Decorpeliada, Baptiste Brun esquissera quant à lui une relecture de l'art brut dans le champ actuel de sa patrimonialisation et de sa marchandisation.



Marco Decorpeliada, Schizomètres DSM IV - Picard, avant 2007, coll. privée (détail)
Ci-dessous l'argument en espagnol:
Esquizometro, una poética que descongela
Primero hace falta mirar las cosas muchas veces. Cambiando cada vez de ángulo, no dos veces bajo el mismo ángulo. Abordarlas una vez por arriba, una vez por debajo, una vez al sesgo – sobretodo al sesgo”                         
                                                Jean Dubuffet, Prospectos y todos los escritos siguientes
Los esquizometros son metros de carpintero sobre los cuales están pegados pequeñas etiquetas que ponen en relación los códigos del DSM y los códigos del catálogo de los congelados Picard, el líder francés de los productos alimenticios congelados. “20.1, esquizofrenia, tipo catatónico continuo” corresponde así a “20.1 camarones rosa enteros cocidos”! Es con los objetos de este género que Marco Decorpeliada a desbaratado los diagnósticos a los que su identidad ha sido reducida. Esta captura en serio del ciframiento psiquiátrico pone al desnudo la poca seriedad de este saber, y tiene un alcance polémico y político evidente.
Cuando en el 2010, La maison rouge, fundación de arte contemporáneo en Paris, ha expuesto el trabajo de Marco Decorpeliada, la primera reacción de los visitantes ha sido un franco estallido de risa. Pero, ¡oh!, sorpresa, después de haber tocado a los psiquiatras y a los psicoanalistas, el potencial crítico de la marcha de Marco Decorpeliada ha desbordado el campo psy para alcanzar las certidumbres que reinan actualmente en el mundo del arte, y muy particularmente en el campo de la creación, en lo sucesivo del lado del mercado del arte, llamado arte bruto. Los esquizometros muestran a qué punto nuestras maneras de poner al descubierto y de reconocer lo que se designa en este comienzo del siglo XXI como arte bruto están íntimamente ligadas a la investigación artística la más actual, como testimonian de ello los debates que se interrogan sobre la existencia de una fotografía o de prácticas performativas “brutas”. Si el concepto de arte bruto, pensado por Jean Dubuffet como un útil crítico, desclasificaba, en su momento, las categorías en el campo artístico, hoy éste no es más el caso. Su lenguaje verde está recocido. Marco Decorpeliada nos ayuda a reverdecerlo. 
(Traducción de Beatriz Aguad)
Plus d'informations : ICI 

samedi 11 avril 2015

Petit tour du monde au Lieu Unique lors du Week-end singulier

Au Lieu unique de Nantes, samedi 11 avril 2015, Roberta Trapani évoquera l’œuvre du peintre et graffeur sicilien Giovanni Bosco. Sa conférence suivra la projection du film Giovanni Bosco, dottore di tutto réalisé par le collectif Z.E.P. (Italie, 2008, 26’). Trois autres films seront projetés lors de ce Week-end singulier ! Le plein pays d'Antoine Boutet, Drauliany Narod de Victor Asliuk, et L’immortalité en fin de compte de Pascale Ferland.


Photogramme
L’immortalité en fin de compte de Pascale Ferland
(Québec, 2003, 81’)

http://www.lelieuunique.com/site/2015/04/11/petit-tour-du-monde-en-4-films-dart-brut/

vendredi 13 février 2015

Quand les attitudes deviennent brutes, voire brutales. Conditionnement du regard et art brut aujourd'hui

Le jeudi 4 décembre 2014, Baptiste Brun, membre du Crab, donnait une conférence à la Maison rouge dans le cadre du séminaire animé par Barbara Safarova. Vous trouverez la vidéo de cette intervention en cliquant sur l'image ci-dessous. Il s'agissait de faire un point sur la mode dont l'art brut est aujourd'hui l'objet.

http://www.dailymotion.com/video/x2cb1zd_parler-de-l-art-brut-aujourd-hui-3e-seance-quand-les-attitudes-deviennent-brutes_creation


"Hans Prinzhorn n'aurait pu voir Adolf Wölfli sans ses accointances avec la génération des peintres expressionnistes allemands, ni Harald Szeemann Heinrich Anton Müller sans l'action vivifiante du regard et de la manière de Tinguely. Aujourd'hui, les nouvelles formes qu'on apparente à l'art brut - qu'elles soient contemporaines ou issues du passé - sont repérées et étiquetées par un regard littéralement actuel. Il en est ainsi des réflexions relatives à la performance ou à la photographie supposée "brutes". Provoquons : les travaux d'Horst Ademeit ou de Georges Widener seraient-ils invisibles voire sans intérêt sans le travail du couple Becher ou de On Kawara ? Quoi qu'il en soit, si l'art brut pensé par Dubuffet reste opératoire aujourd'hui comme pensée de l'art, c'est en restant un véritable révélateur des conditionnements du regard dans le champ de la culture, hier comme aujourd'hui."

par Baptiste Brun
Actuellement boursier postdoctorant au Centre allemand d'histoire de l'art à Paris et enseignant à l'Ecole du Louvre, Baptiste Brun est membre du Crab (Collectif de réflexion autour de l'art brut). Le livre issu de son travail de thèse De l'homme du commun à l'Art Brut : Dubuffet face au paradigme primitiviste paraîtra en 2015 aux Presses du Réel.

mercredi 28 janvier 2015

Chronique et interview autour du volume "Affoler la langue"


A lire, cet entretien de Vincent Capt, membre du collectif, paru sur litterature-romande.net. 

http://litterature-romande.net/entretien-vincent-capt/#more-1617


Il fait suite à la publication du numéro 37 de la revue Archipel, publié sous sa direction et intitulé "Affoler la langue". Bonne lecture !


vendredi 21 novembre 2014

"Affoler la langue. Ecrits bruts, Antonin Artaud et Henri Michaux", revue Archipel, n°37 (déc. 2014)

Le Cabanon, espace pour l’art contemporain à l’Université de Lausanne, a le plaisir de vous inviter, le jeudi 4 décembre à 18h (ouverture dès 17h30) au vernissage du 37è numéro de la revue Archipel. Co-édité par la Collection de l’Art Brut, l’ouvrage s’intitule « Affoler la langue. Ecrits bruts, Antonin Artaud et Henri Michaux ». 

Dirigé par Vincent Capt, maître assistant à l'Université de Lausanne et membre du CrAB, l’ouvrage réunit les contributions de cinq étudiants, cinq chercheurs et un écrivain.

Agrémenté de trente-deux illustrations couleur d’œuvres issues de la Collection de l’Art Brut, le volume offre un regard historicisé sur le topos artistique et littéraire de la folie par le biais d’une anthropologie linguistique et poétique.


Avec des textes de Gérard Dessons, Sarah Lombardi, Vincent Capt, Denise Mammino, Thibault Vaillancourt, Jean-Michel Adam, Besiana Camaj, Jérome Roger, Alice Bottarelli, Elodie Sanchez et Andréas Becker.

Performance de John Dumani et librairie éphémère dans le Cabanon. Apéritif offert.

Université de Lausanne Quartier Dorigny, Bâtiment Anthropole Niveau 1, aux abords de l’auditoire 1129, 1015 Lausanne. Arrêt métro M1: Unil Dorigny



L'ouvrage est disponible notamment depuis le site de la revue Archipel: http://www.asso-unil.ch/archipel/